Architecture Suisse

Conservatoire de botanique

Typologie(s)
AX8
Emplacement
1200 Genève 28 Balexert, GE
Bureau d'architecture
A. Ritter, J.-M. Lamunière & associés
Bureau d'ingénieurs
R. Epars & G. Devaud
Conception
1967
Réalisation
70 — 1969

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En vue de réunir toutes les dépendances du Conservatoire de botanique, il a été décidé de construire un nouveau bâtiment, en plusieurs étapes, à proximité du Jardin botanique. Cette construction devrait loger, dans son étape définitive, toute la collection des herbiers (qui est une des plus importantes du monde). La 1re ainsi que la 2e étape comprennent des laboratoires scientifiques, une salle pour les travaux pratiques universitaires, les laboratoires de conservateurs, une bibliothèque. La 3e étape comprendra un musée botanique avec salle de conférences, une cafétéria, des locaux divers ainsi qu'un logement pour le concierge.

Prix au m3 : Fr. 326.— Surface du terrain : 40 000 m2 Surface bâtie : 1 620 m2 Surfaces brutes: 4 240 m2 Surfaces utiles: 4160 m2 Caractéristiques du terrain : Géologie : sur une profondeur de 2 m. 50 terre et gravier, au-dessous de 2 m. 50 molasse compacte. Accès : par le chemin de l’Impératrice et par le Jardin botanique. Altitude : 383 mètres sur mer, proximité immédiate du lac Léman. Déclivité : pratiquement plat à remplacement des constructions, en pente douce jusqu'à la route de Lausanne.

Problèmes particuliers : L’évolution constante et toujours plus rapide de la recherche scientifique modifie sans cesse ses installations techniques et les caractères de son organisation. Aussi le principe constructif devait pouvoir faire face aux mutations imprévisibles et aux expansions probables et de plus permettre une liberté de composition des différents éléments pour s’intégrer au site très arborisé.

Construction Structure : Sous-sol : abris en béton armé, type protection des biens culturels. Pour le rez-de-chaussée et l’étage, la structure portante est constituée de poteaux et de poutres évidées (40 cm. X 40 cm.) grâce à un assemblage de profilés métalliques. Ils reçoivent

toutes les gaines et toutes les conduites d’énergie, ceci autorisant des expansions dans toutes les directions. La conception de deux doubles enveloppes horizontales (faux-plafonds et faux-planchers) fluides, des écoulements et énergies à n’importe quel endroit et en permettent tous les changements. Enveloppe : Les panneaux de façades sont construits en profilés métalliques boulonnés sur la charpente. Tous les remplissages fixes sont en verre thermolux, les ouvrants sont coulissants en aluminium et verre isolant. Cloisonnement : Sur un module de 1 m. 50 toutes les séparations intérieures sont du type « paroi mobile métallique ». Choix des matériaux : Structure : métallique. Toiture : en panneaux de béton pré­ fabriqués (3 m. X 3 m.). Double plancher : bois, recouvert de plastique. Double plafond : métallique, avec matelas acoustique. Parois : métalliques, avec isolation acoustique. Equipements fixes : Sous-sol : armoires mobiles pour le rangement des herbiers ; rez-de-chaussée : équipement de laboratoire, paillasse de travail avec carrelage antiacide, chapelle, chambre frigorifique. Méthodologie : D’une part, on a analysé la typologie des espaces considérés par le programme non seulement dimensionnellement, mais encore selon la valeur qu’ils prennent sur le plan de leur échelle et de leur importance sur le plan distributif ; on pourrait y ajouter un troisième facteur dit de fréquence, c’est-à-dire basé sur leur taux d’utilisation. D’autre part, on a approché les ressources topo­ logiques primaires résultant d’une trame orthogonale comprenant une grille référentielle à deux dimensions augmentant la série des combinaisons, dédoublée à la fois pour accueillir le réseau énergétique et des fluides. La convergence des deux recherches se situe sur le plan dimensionnel. Cette méthode a permis d’établir différents niveaux de participation des utilisateurs et a pu rendre l’effort de conceptualisation plus collectif. En fait, ces essais d'objectiver les données du problème, même s’ils restent limités, contribuent à associer l’utilisateur au processus de prise de décision. Bibliographie : Werk Nr. 5, Mai 1971 AS2 / Juin 1972 VERLAG — ÉDITIONS ANTHONY KRAFFT