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Quelques réflexions sur la construction en acier et en fer

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L'emploi de l’acier comme élément créatif a considérablement augmenté au cours de ces dernières années. L'évocation des serres (fig. 1) et des galeries du siècle dernier, ainsi que le désir d’obtenir des locaux clairs avec de grandes surfaces vitrées, ont fait naître de nouvelles formes d’application de l’acier. L’important, à cet égard, me semble être la combinaison de différents types de construction. Notamment la combinaison entre la construction massive et ses cubes relativement fermés, et la construction en acier légèrement transparente. Dans ce nouveau genre d’application, il faut toutefois relever certains excès, particulièrement lorsque l’acier est utilisé comme élément purement décoratif, comme par exemple dans le bâtiment Confédération-Centre, à Genève (fig. 2). La fonction statique des éléments en acier devrait en principe être évidente (fig. 3) et ne pas être qu’une simple évocation des temps passés.

La protection anti-incendie impose certaines limites, mais des exemples récents prouvent qu’en prenant diverses précautions (augmentation du nombre de sorties de secours, prise en considération de l’inflammabilité des autres matériaux de construction, application raisonnable des prescriptions, etc.), le revêtement n’était pas nécessaire. Outre l’obtention de l’articulation souhaitée, l’utilisation de la structure porteuse comme élément architectonique permet de réaliser des économies (toiture de la halle de sport«Kreuzbleiche», par exemple). Mais elle exige aussi une bonne collaboration entre l’ingénieur et l’architecte. Quelques exemples d’application en présence des conditions de contraintes précitées: bâtiment «Züblinhaus Gottfried Böhm» avec halle centrale vitrée (fig- 4); cage d’escalier couverte entre deux ailes d’habitation, à Barcelone (fig- 5); couverture des voies de communication dans un centre commercial de Madrid (fig. 6), en liaison avec le toit en pavillon sur poteaux en acier (fig. 7); une solution unique et légère. Pas de tuyauterie de ventilation apparente, si fréquente chez nous, et qui détruit souvent tout l’effet esthétique; halle «Kreuzbleiche» avec soubassement fermé, supportant une construction légère en acier (pp. 75.1-75.4). Structure porteuse principale extérieure, permettant un corps de bâtiment bas et une couverture filigrane portée par la structure porteuse secondaire; serres reliées à d’autres paties de bâtiment. Par exemple: Institut Rosenberg reliant la salle à manger au parc (fig. 8). La fonction des serres a changé. Elles servent aujourd’hui d’agrandissements arborisés aux locaux d’habitation. Etude de couverture d’une rue piétonne par une structure légère en acier et en verre, en renonçant à toute évocation nostalgique du temps passé (fig. 9).

Dans les exemples précités, les profilés de vitrage sont d'une importance primordiale. Ceux que l'on trouve sur le marché sont malheureusement peu satisfaisants en raison de leur lourdeur et de leur complexité. L'architecte recourt donc de plus en plus fréquemment aux profilés en T et aux fers d'angles. Dans le cas de vitrage simple, il n'y a généralement pas de problème. Mais dans le cas des vitrages isolants, la prudence s'impose. Le marché ne propose malheureusement que peu d'articles qui ne nécessitent pas la prise de précautions particulières du point de vue de l'étanchéité et de la sensibilité au rayonnement. On exagère beaucoup l'importance de l'exsudation dans les profilés en acier simples, non isolés, dans les zones normales de séjour. Les nouvelles tendances dans l'application de l'acier se remarquent à l'échelon mondial. Mais seul l'avenir nous montrera si les constructions monstrueuses telles que la banque de Hongkong et de Shangaï, à Hongkong, sont satisfaisantes à long terme. L'exemple de l'utilisation de l'acier dans le cadre de la restructuration de la place de la Gare, à Barcelone, m’est infiniment plus sympathique (fig. 10). Pour conclure, je mentionnerais Mies van der Rohe. Formes des profilés, contraintes entre parois pleines et justes proportions telles que dans le pavillon reconstruit à Barcelone sont difficiles à surpasser (fig. 11). Heinrich Graf, architecte FAS