Architecture Suisse

SIEG Vevey-Montreux Service intercommunal d'épuration des eaux

Typologie(s)
AII10
Emplacement
Vaud
Maître d'ouvrage
SIEG Vevey-Montreux, Service Intercommunal d'épuration des eaux et traitement des gadoues
Bureau d'architecture
G. Malera, Groupe 3, I. Boudkov, J. Mottier, K. Roduner
Bureau d'ingénieurs
Tappy & Duttweiler
Conception
1949 — 1957
Réalisation
1961 — 1976

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I. Boudkov, EPFZ/SIA, <C (021) 62 05 05, Montreux, et Groupe 3, G. Malera, J. Mottier, FSAI/SIA, K. Roduner, EPFZ/SIA, <B (021) 62 47 85, Vevey et Montreux

Le Conseil d’Etat du canton de Vaud adopte le plan directeur régional d’égouts étudié en 1956 pour la région de Vevey-Montreux. Ce dernier partage le territoire intéressé en deux bassins versants distincts et préconise la construction de deux stations d’épuration.

Phase de réalisations 1961-1976 1961 Le SIEG — Service inter­ communal d’épuration des eaux Vevey-Montreux — est légale­ Bonnard & Gardel Chauffage, ment constitué par les communes Ingénieurs-conseils S. A., ventilation, de Vevey, La Tour-de-Peilz désodorisation Lausanne et Montreux. Par la suite, soit dès Electricité Von Roll S. A., Zurich ; 1974 les sept autres communes Société Romande d’Electricité, du district de Vevey, à savoir : Vevey Blonay, Saint-Légier, Chardonne, Corseaux, Corsier, Jongny, Veytaux, deviennent Sanitaires R. Weissbrodt, Montreux également membres de cette association de communes. Le siège de l’association est L’épuration des eaux usées à Vevey. sur la Riviera vaudoise Le SIEG reprend à son compte les bases du plan directeur Phase préliminaire 1949-1957 régional d’égouts de 1957, com­ 1949 Les Municipalités de Vevey, plété par ceux des communes La Tour-de-Peilz et Montreux dites d’« Amont », et ordonne sont déjà préoccupées l’étude des installations néces­ par le problème de la pollution saires à l’épuration des eaux des eaux et ordonnent usées du district de Vevey : une étude du degré de pollution — STEP de l’Aviron à Vevey, des eaux du Léman, à l’embouchure de la dans la zone du Haut-Lac. Veveyse ; — STEP du Pierrier à Montreux1956 Lesdites municipalités font Clarens, à l’embouchure procéder à l’étude d’un plan de la baie de Clärens ; directeur régional d’égouts — usine de traitement des boues s’étendant au territoire de leurs résiduaires. communes.

Les conditions particulières Imposées par l’implantation en pleins centres urbains des stations prévues au plan directeur ont très rapidement conduit les responsables à prévoir des stations d’épuration couvertes, plus précisément hermétiquement fermées. En ce qui concerne le traitement des boues, les inconvénients que peuvent provoquer de telles ins­ tallations ont obligé le maître de l’ouvrage à quitter les zones urbaines du littoral de la Riviera vaudoise et à prévoir les installations de diges­ tion, de stockage du gaz méthane, du conditionnement, déshydratation et incinération des boues d’épuration à Roche, dans la plaine du Rhône. La planification générale des travaux a voulu que soit implantée, en premier lieu, la grande partie des collecteurs de concentration, tous en terrains difficiles, selon le jeu des bassins versants, indépen­ damment des frontières communales. En — — —

tout : longueur du réseau 56,1 km, diamètre variant de 30 cm à 125 cm, population à saturation 180000 habitants environ, — 17 stations de pompage. La dépense relative à l’ensemble des travaux du SIEG se monte à environ 106 millions de francs. 1973 Mise en service de la station du Pierrier. 1974 Mise en service des traitements de boues. 1976 Mise en service de la station de l’Aviron. Photos : Roduner et Von Roll

Le complexe de l’Aviron, STEP et siège social du SIEG 1800 Vevey/VD Concours de projets pour le complexe

Bâtiment administratif Vevey 10 500 m3 Cube SIA Fr. 325 — Prix au m3 1973-1975 Réalisation Surface totale des planchers (bâtiment sur terrasse 2 470 m' de la STEP) Surface au sol, niveau 3 360 m2 (sur terrasse) 610 m2 Surface niveau 4 700 m2 Surface niveau 5 800 m2 Surface niveau 6

1 Bureaux 2 Auditoires 3 Laboratoires 4 Matériel, archives 5 Liaison avec station STEP 6 Toilettes 7 Liaison avec la salle de commune et la STEP 8 Douches 9 Vestiaires 10 Réfectoire 11 Conférences 12 Héliographie

Capacité de la STEP : — 60 000 équivalents-habitants Quantité d’eau à traiter : — 500 l/hab./jour = 30 000 m3/jour Débits des boues : — production journalière totale 1483 m3/jour, sortie des épaississeurs, teneur en eau moyenne 95 % : 158 m3/jour Cube SIA de la station, y compris locaux de service et la gendarmerie (1775.0) 61 500 m3 Prix au m3 Fr. 275.— Surface du terrain 6 326 m2 Surface bâtie 6150 m2 Réalisation 1970-1976 Montage des équipements et des travaux de finition 1973-1976

Station du Pierrier Montreux-Clarens Architecte : P. Vincent, Montreux (Cette station devant comprendre ultérieurement une annexe et patinoire sur la dalle-terrasse sera publiée dans un prochain numéro)

Commandés par des impératifs techniques et économiques, les responsables du SIEG ont retenu l’emplacement au lieu dit « Aviron » pour la station d’épuration et leur siège social. C’est un terrain au centre de Vevey, en bordure du lac, où les quais sont très fréquentés. Les autorités, conscientes des diffi­ cultés que présente l’élaboration d’une station d'épuration avec ses bâtiments annexes dans ce secteur, ont décidé, par souci d'harmoni­ sation, d’organiser en 1964 un concours de projets pour la station et un concours d’idées pour l’aménagement du quartier. Dimensionnée à l'origine pour 45 000 équivalents-habitants, la station a été projetée finalement en 1968 pour 60 000 équivalents-habitants. Les travaux ont pu débuter en 1970. Si, d'une part, une station d’épuration est un des éléments essentiels dans la lutte pour la protection de la nature, il est facile d’imaginer la part de pollution qu’elle peut apporter, installée au cœur d’une ville. Il fallait donc éviter que cette station, dont le but principal était l’épuration de l’eau, troublât par ailleurs la qualité de l’air. C’est pour cette raison que la construction de la station de Vevey, tout comme celle de Montreux-Clarens, n’est pas conventionnelle et est une nouveauté pour l'Europe centrale. Elle est entièrement fermée et, de plus, intégrée, « cachée » dans un complexe de bâtiments. Cet ensemble du SIEG se compose : — de la station proprement dite qui forme un bloc de 7 m de hauteur au-dessus des quais, disposée sur toute la surface de la parcelle ; — d'un bâtiment administratif abritant les bureaux du siège du SIEG et son service technique ; au niveau 3 : laboratoire, vestiaires et réfectoire du personnel, auditoire de 60 places, accès à la salle de surveillance et à la station ; aux niveaux 4 à 6 : des bureaux. La salle de commandes, au niveau 2, forme un élément de liaison entre le bâtiment administratif et la STEP et permet une vue d’ensemble sur les bassins ; — locaux de gendarmerie aux niveaux 1 et 2 intégrés dans le bloc de la station ; — d’un bâtiment communal com­ prenant 2 salles de gymnastique, 1 salle polyvalente pour le fitness, la rythmique, etc., ainsi que 4 appartements destinés aux concierges et personnel du complexe. Ce bâtiment est situé, comme le bâtiment administratif,

au-dessus de la STEP, sur l’un des décanteurs primaires nécessitant une infrastructure qui tient compte de la largeur du bassin ; — des services techniques centralisés et intégrés dans le volume de la station ; — 1 dalle-terrasse accessible par une rampe et escaliers et aménagée en parking et promenoir. Les stations d'épuration : énumération des installations Chacune des stations d’épuration du SIEG présente le même principe d’épuration. Traitement physique Les eaux usées provenant des réseaux de collecteurs de concentration parviennent dans une station de relevage équipée de vis d'Archimède. Elles sont relevées de quelques mètres afin de pouvoir s’écouler ensuite par gravité dans les divers ouvrages de la station d’épuration. Un déservoir de sécurité complète l’équipement de la station de relevage. La station de l'Aviron est équipée en plus d’un bassin de rétention des eaux de pluie. L’eau s’écoule vers 2 grilles semi-fines (20 mm). — 5 réservoirs de stockage de floculant pour déphosphatation : 5 X 2 m3 ; — 2 dessableurs aérés de 11 X 3 X profondeur variable 2,60 m à 3 m ; — 2 décanteurs primaires de 46 m X 9,30 m, hauteur du plan d’eau maximum 2,50 m, volume 2 X 1075 m3. Les dimensions sont telles que la vitesse de passage de l'eau est réduite à environ 1 cm par seconde, afin de permettre la sédimentation des matières en suspension. Les décanteurs sont équipés de chariots racleurs comprenant 1 racleur de fond et 1 racleur de surface qui ramènent en tête de bassins, très lente­ ment, les boues de fond et celles qui flottent en surface. Après ce passage, les boues sont pompées vers les épaississeurs et ensuite amenées par camions à Roche pour le traitement. Epuration biologique Les eaux décantées sont amenées par un déversoir à l'installation d’épuration biologique et passent par : — 4 bassins combinés Degrémont de 35,50 m X 10,30 m, hauteur du plan d'eau maximum 4 m, volume net 4 X 1080 m3. Les boues biologiques en excès sont extraites périodiquement de la partie

Bâtiment communal Vevey Pas encore réalisé Projet définitif 1975 Réalisation prévisible 1978-1980 Cube SIA 15160 m3 Prix au m3 Fr. 370.— Surface totale des planchers 2 750 m2 Surface au sol 730 m2

inférieure de la zone de décantation au moyen de conduites spéciales et pompées dans les épaississeurs. Les eaux épurées biologiquement sont recueillies dans des rigoles de collectes et déversées en travers des encoches soigneusement nivelées, pour permettre un débit uniforme du déversement dans un plongeur au lac 0 1500 mm, longueur totale environ 39 m. Elimination des phosphates La précipitation simultanée du phosphore dans les bassins biologiques est obtenue par l'Introduction d’un produit chimique à base de sel de fer dans les prises d'eau d’alimentation des bassins biologiques, au droit du canal de fuite des décanteurs primaires. L'Injection du produit chimique est effectuée au moyen de pompes doseuses. Epaississage des boues

Les boues résiduaires des décanteurs primaires et des bassins biologiques représentent à saturation des stations un volume d'environ 2600 m3. Afin de diminuer ce volume de boues fraîches à transporter au moyen de camions-citernes jusqu’aux Instal­ lations à Roche, celles-ci sont introduites par pompage dans trois épaississeurs cylindriques de 0 10 m capacité volumétrique de 320 m3 de boues chacun. Cette opération, dont le rendement est de l'ordre de 90 %, permet de réduire la quantité de boues à transporter à environ 280 m3 par jour. Installations auxiliaires

Structure groupant prises d’air et cheminées du complexe (à gauche) destinée à être Incorporée au bâtiment communal 6

— 1 plaque tournante 0 10 m supportant un camion de 28 tonnes. — Entrée et sortie des camions pour transport des boues à traiter à Roche. — Local de distribution basse tension, puissance installée de la STEP 750 kW. — Groupe électrogène de secours Diesel 144 CV, puissance aux bornes 115 kVA. — Local haute tension avec station des transformateurs, trois unités de 640 kVA. — Magasin (matériel et pièces de rechange). — Atelier de réparations. — Centrale des soufflantes. — Centrale de désodorisation traitant 54 000 m3/h. maximum, production maximale 1200 g m3/h. — Centrale de ventilation, débit d’air frais : 60 000 m3/h.

La construction pour l’Installation de digestion des boues se compose : — de 2 digesteurs cylindriques ; 1 bâtiment de service situé entre les deux cylindres, comprenant 1 sous-sol et 4 niveaux de 880 m2 de surface totale de planchers : fer niveau : chaufferie pour le com­ plexe des installations de Roche, tableaux et centrale de commandes ; 2« niveau : atelier, entretien ; 3® niveau : administration, conférences ; 4« niveau : réfectoire et vestiaires. — 1 tunnel de service d'une longueur d'environ 200 m reliant entre eux tous les bâtiments du complexe de Roche.

4—Traitement des huiles et stockage1160rü] 14 —Oessableur 15 —Prétraitement des filtrats 5__ Bâtiment de déshydratation 16—Bassins d'aération 6—__ _et d'incinération.

— 2 digesteurs de 2700 m3 chacun (chauffage température 35° C). — 1 gazomètre de 4000 m3 pour la récupération du gaz de digestion. — 1 bâche de stockage des boues digérées de 450 m3. — 2 centrifugeuses « Guinard » à vitesse variable, d’un débit unitaire 4 à 25 m3/h. de boue digérée : conditionnement chimique des boues par polyélectrolites anioniques et cationiques. — 1 four à lit fluidisé « Rheinstahl » capable d'incinérer les boues déshydratées ainsi que les déchets à forte teneur en eau : - capacité: environ 1 t/h de matière sèche et 4 t/h d’eau ; - température de fonctionnement : environ 850° C ; - carburant : gaz, vieilles huiles (2 citernes 16 m3), mazout (1 citerne de 100 m3). — Une station d’épuration pour 3500 équivalents-habitants permettant de traiter les eaux usées provenant du village de Roche. Bibliographie — Bulletin technique N° 25, 12 février 1964 (concours) — Bulletin technique N° 9, 3 mal 1969 — Feuille d’Avis de Vevey, 26 juin 1973, numéro spécial, « Station du Pierrier » — Feuille d’Avis de Vevey, 29 juin 1976, numéro spécial, « Station de l’Aviron et du Pierrier et la digestion des boues à Roche » — Plaquette officielle du SIEG, juin 1976 — Bulletin technique N° 16, 5 août 1976 — Schweizer Journal, octobre 1976 — AS Architecture suisse No 31 / Avril 1978